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Catégorie : Témoignages
Le témoignage de Liliane....
Posté le 12-04-2010 | 6955 lecteurs | 8 commentaires

Note M.A.V. Quand j’ai lu, pour la première fois hier, le témoignage de Liliane, j’ai frémi. Je ne sais si c’est la colère, ou la honte: comment l’Église peut -elle, par hypocrisie religieuse, se faire complice de telles horreurs ? Ô Seigneur, garde-nous, pardonne-nous ! En tout cas, j’ai ressenti qu’elle devait partager ce témoignage, même si c’est dur pour elle et que cela lui demande beaucoup de courage, pour qu’il y ait – je l’espère – une prise de conscience de la part de certaines autorités ecclésiales, et pour aider certaines femmes qui ont peut-être vécu ou qui vivent encore des situations similaires…. Oh Seigneur, aide-nous, aide-les !



Cinq ans et déjà un drame sous mes yeux : un baptême de l’air sur le petit aérodrome de notre quartier tourne à la catastrophe.

C’est notre tour de le prendre, ce baptême de l’air, je hurle, je trépigne, je me roule au sol car je ne veux pas y aller, mes parents cèdent et laissent le « tour » aux militaires en permission derrière nous. L’avion s’est écrasé au sol, aucun survivant.

J’avais été sauvée, par miracle !


Mais les conflits avec mon père sont tels que je me renferme très tôt, il est parlé de crise d’adolescence, je la passe renfrognée, avide d’une vie nouvelle, heureuse, pleine d’amour.

J’ai tout le confort matériel mais mon cœur est vide…

Fin du lycée, sur ma route une jeune fille repérée par ma meilleure amie parce qu’elle a dans les yeux une lumière que personne d’autre n’a et surtout : « Elle parle de Jésus et cela devrait me faire du bien »…

Pour la première fois de ma jeune vie, j’entends quelqu’un me dire qu’on peut parler à Jésus comme s’il était présent, comme si c’était notre ami..! donc ce que je faisais depuis tant d’année c’était juste, je n’étais pas folle! Jésus n’était pas mort, il existait vraiment ! Trop fort !! je n’étais plus seule !

Une bible m’est offerte, je la dévore je passe des nuits et des jours à la lire, à chercher, à découvrir, je chante, je suis sur des nuées..

Premier problème : me voilà enceinte!! pas mariée, le jeune homme refusant le mariage..il est polygame musulman!! Me voilà donc mère célibataire, la vie commence bien! Seigneur je n’ai que toi pour assumer et continuer, sinon je meurs..!

Il m’est demandé d’attendre la fin de la grossesse pour passer par les eaux du baptême, ma situation n’étant pas conforme aux Ecritures. J’obéis, normale, je suis une ratée et j’ai bien de la chance qu’une église locale veuille bien m’accepter, c’est déjà ça !

Très vite je sens que je suis au bout de ce que je peux y apprendre. Je sens qu’il y a plus, mais quoi ?

Lors d’une réunion de jeunes, en secret, est abordée la question du Saint-Esprit. Innocemment je pose la question… Je dois d’abord promettre de ne jamais dire qu’on en a parlé… Puis on m’explique ce qu’est le baptême du Saint-Esprit et les différents dons, sachant que beaucoup de jeunes l’ont reçu mais que c’est strictement interdit dans l’église.

Je serais conduite en secret dans une église ADD, un soir, où un responsable m’imposera les mains pour que j’obtienne « un parler en langues ». Rien ne se passera je repartirai aussi vide qu’en y entrant.

Une jeune fille du groupe de jeunes, voyant que je n’arrête pas de poser des questions, me met en relation avec une communauté chrétienne qui fait de l’accueil de personnes en difficultés, (je colle bien avec le contexte..sourires) et très vite j’y suis non seulement accueillie, mais aussi hébergée avec mon petit garçon.

Un soir de réunion, à bout, voyant tous les gens recevoir le baptême du Saint-Esprit et pas moi, je rage et sort marcher dans la montagne, je m’isole et hurle en regardant le ciel

« Mais que je T’ai-je fait pour que, même ça, tu me le refuses? Pourquoi as-tu permis que je vienne au monde? Si je vaux quelque chose à tes yeux, alors prouve-le moi et donne-moi le parler en langue de ton Saint-Esprit »…

Et là sous le ciel étoilé, seule avec Mon Dieu ma bouche s’ouvre et un flot de paroles, dans une langue que je ne connaissais pas du tout, s’élève comme un chant harmonieux!! En prime je chantais juste, moi qui chante comme une « casserole »..

Trois jours et trois nuits à tester si je l’avais toujours, j’avais peur en me réveillant que l’Eternel me l’ait repris…

De là je suis envoyée en « mission », par la communauté, dans une région et une ville de France dont j’ignorais même l’existence..

Le vrai cauchemar va commencer…

J’arrive en plein été, en short et en tee-shirt, avec ma camarade de route, pieds nus venant des îles et peu habituées aux souliers… Nous sommes accueillies par un parterre de jolies jeunes filles et femmes toutes de blanc vêtues, robes ou jupes jusqu’au talon, chignons et tenues strictes.

Le pasteur monte dans ma vieille guimbarde sentant la chèvre et la ferme. Il nous indique la route menant chez la « Sœur … ». À voix basse, je murmure rapidement à ma camarade:

« Ils ont même des bonnes sœurs ? Sans doute des diaconesses… ils sont protestants alors ? »

En arrivant sur les lieux, nous découvrons une maison de maître, nous détonnons complètement, par notre tenue vestimentaire et par notre langage…

Le pasteur avant de nous présenter, sur le parking met les choses au point:

1) Dorénavant nous devrons mettre des jupes ou des robes, les pantalons sont interdits. Pour ma compagne il faut qu’elle mette des chaussures…

Problème: je n’ai que deux jupes dans ma valises et deux paires de chaussures : celle que j’ai au pied et une paire à talons au cas où une soirée sympa se présenterait..;devinez qui a fait toute la semaine de mission en talons sous une chaleur torride ? Moi pour que ma camarade puisse souffrir le moins possible avec mes claquettes..

2) plus de cigarette, c’est interdit aussi (bon cela ça allait je n’étais pas si accroc, je pouvais tenir la semaine)

3) pas de maquillage et toute la durée de la mission interdiction de se déplacer ailleurs qu’avec la troupe.

J’étais obéissante, malgré mon caractère révolté et insoumis, parce que je me disais qu’ils m’acceptaient quand même, moi la paria et la brebis galeuse, avec un enfant et pas mariée

Je suis donc restée dans cette ville, dans cette église durant…18 ans.

Avec une liste d’interdictions plus « vraies » que bibliques, les unes sur les autres:

- pas de dimanche avec nos familles (la mienne étant à trois heures de route, les visites et les relations se sont estompées ): au nom de : « celui qui aime plus son père, sa mère etc…. »

- pas de culte ailleurs que dans l’église locale, au nom de : « n’abandonnez pas vos assemblées »…

- pas de pantalon : « la femme ne s’habillera pas comme un homme »…

etc, etc etc…

Ah! j’aurais dû écouter ma mère, qui, toute catho qu’elle est, m’avait prévenue:

« Tu es dans une secte, lili »

La femme du pasteur était chargée de «caser » les jeunes filles par liste prioritaire au fur à mesure que se présentait un jeune homme. Comme devant moi il y avait déjà une jeune fille célibataire, je devais attendre mon tour..

Les états de cœur et de sentiments ne rentraient pas en ligne de compte. Quant au consentement de l’Éternel, tout ce qu’il fallait, c’est que la personne soit baptisée et marche avec le Seigneur. Le reste :

bof…

Je me souviens d’un jeune homme, gentil, doux et bon, il a commencé à se rapprocher de ma personne, mais le couperet est tombé :

« il n’est pas pour toi, il y a mieux de toute façon, il y a unetelle a marier d’abord »

Le jeune homme a obtempéré, et moi aussi, bien sûr. La femme du pasteur ayant dit clairement à haute voix en convention devant toute l’église :

- «Hein Liliane, ici, chez nous, on se marie d’abord et on a des enfants ensuite, mais en Alsace vous faites l’inverse! »

J’étais cataloguée, donc je ne disais rien et faisais ce qu’on voulait bien me permettre de faire.

Et comme évangéliser ne m’était pas interdit, j’ai foncé tête baissée dans ce créneau, je dévorais toujours autant la parole de Dieu, j’aimais (et j’aime toujours autant) lire les psaumes, les cris de détresse de David, les paroles de paix et d’amour de l’Éternel. Je lisais et relisais 1 corinthiens 12 et 13 et je raffolais de Romains 8:38 qui ne me quitte plus d’ailleurs.

J’aimais me réfugier dans l’Évangile de Jean et je me suis longtemps demandée si Jésus m’aurait acceptée comme amie sur son sein. Mais la présence de mon fils, mon statut de mère célibataire, faisaient que je me contentais d’être juste tolérée et surtout ne rien demander.

Puis est arrivé un groupe de jeunes hommes et parmi eux un homme qui a commencé à me regarder de plus près. Dès leur arrivée, le pasteur leur avait dit publiquement lors d’une réunion de jeunes le samedi après midi :

« Vous pouvez vous installer dans cette ville et venir dans notre église, il y a des filles à marier »

Chose faite et me voilà avec un fiancé, j’ai beau pleurer, dire à la femme du pasteur que c’est le diable en personne, rien n’y fait… les sous entendus au sujet de « ma condition » fusent, alors je dis « oui » au maire et au pasteur.

Le jour de la cérémonie, il est parlé du haut de la chaire des invités présents, mais surtout « d’un invité de marque, Jésus »… Je n’entendrais plus la suite, mon cœur se serre, je murmure : « Jésus tu es invité, hein ? Tu es là ? Pardon je ne t’ai rien demandé, et surtout.. même pas invité, pardon .. »

Le silence qui s’ensuit me confirme que Jésus n’est pas là, du moins qu’il y a quelque chose qui cloche…

Plus tard je comprendrai, mais trop tard, que Jésus ne m’a jamais demandé d’épouser cet homme. Ce n’était pas sa volonté.

Dix jours après le mariage, les coups pleuvent et le calvaire commence. Mon mari a du mal avec tout travail, et d’ailleurs avec tout effort, quel qu’il soit… Il veut prêcher et être pasteur, donc il n’a pas le temps pour le travail. Il faut que je fasse bouillir la marmite, m’occuper de la maison, de mon fils.

Les années passent, les «va et vient » entre la maison et l’hôpital s’enchaînent, augmentent, à cause de sa violence et de ses coups…

L’équipe pastorale intervient de plus en plus, de nuit de préférence. Je suis battue durant sept années jusque sur mon lieu de travail. C’est là qu’un samedi matin, je reçois tant de coups que je perds connaissance.

J’arrive juste à fermer ma bouche de façon à ce que personne n’entende quoi que se soit. IL était en colère parce que je travaillais jusqu’à 14h : qui allait faire le repas à midi ? et il lui fallait la voiture pour se promener, je n’avais qu’à rentrer à pied (la voiture était à mon nom et je la payais avec mon salaire, lui ne travaillait pas…)

Dans ces temps de douleurs, je criais à l’Éternel dans mon cœur, je le suppliais de me donner la force de ne pas répondre, de ne pas me défendre.

J’en étais arrivée à demander pardon parce que c’était sûrement de ma faute.

Puis la nouvelle médicale tombe, il était stérile, il ne pouvait pas avoir d’enfant. En rentrant je suis battue avec une rage effroyable et j’entends :

« c’est de ta faute, avec ton sale caractère, l’Éternel ne peut pas nous donner d’enfant! »

Je reste au sol, haletante. Il s’en ira prêcher, on l’attend …

Je pleure dans les bras de Jésus et l’idée du divorce commence à se faire jour dans ma tête… Je lutte, je cherche dans la parole de Dieu et je ne trouve que la possibilité du divorce pour adultère, ce qui n’est pas mon cas, ni celui de mon mari.

Je suis coincée… aucune issue. La femme du pasteur m’a bien prévenue : si je divorce, je ne trouverais plus aucune église qui m’acceptera, encore moins si je me remarie.

Je n’ai même pas 30 ans . Autant aller au couvent!

Je me réfugie auprès de mon Dieu, j’annonce l’évangile, je gagne par la grâce de l’Éternel des âmes au Seigneur. Et chaque fois que je ramène une âme nouvelle à l’église, c’est le cauchemar à la maison, coups, coma, hôpital..

Je me tue dans mon travail, je me tue à l’église. Je fuis le temps, la réalité. Je deviens une féroce de l’activisme, il faut que j’oublie.

Il fallait que je mérite l’amour des autres et peut-être que j’aurais alors l’amour de Jésus et que je serais sauvée vraiment..

J’avais une peur effroyable de ne pas être admise au paradis…

Je me dégoutais, même dans l’union intime, c’était l’horreur…

Je subissais les assauts impudiques de cet homme, le pasteur m’ayant dit

«donnes toi à lui à fond »

Il savait pourtant que j’étais couverte de bleus noirs sur tout le corps, il voyait mon nez cassé et ma lèvre enflée, fendue, et infectée… mais l’ordre était tombé:

« Donnes toi à lui » !

Un jour que je lisais le livre « ce que Jésus ferait à ma place » soudainement, ne connaissant rien à la délivrance telle qu’aujourd’hui, je vois une liste de noms de démons et d’esprits défiler devant mes yeux. Je saisis papier et crayon et je je notai fidèlement tout ce que l’Esprit Saint me dévoilait.

Je prends rendez-vous auprès de mon pasteur de l’époque, et durant les jours qui me séparent de ce rendez vous, je ne cesse de pleurer et supplier Dieu dans sa Grâce de me pardonner tous mes péchés, de me libérer et de faire de ma vie une vie qui l’honore, j’avais tellement honte de tout ce que j’étais.

Le rendez vous arrive, je me retrouve dans le bureau du dit pasteur, en pleurs ininterrompus. Je sors humblement mon papier et commence à lui expliquer la chose, je décline ma liste en le suppliant de m’aider.

Le pasteur coupe court à ma liste, et me dit :

« Veux-tu vraiment que je t’aide ? »

Assoiffée de libération, je hurle presque « OUI !!!!», m’attendant, enfin, à une aide miraculeuse.

Et là, dans son bureau, je m’entends dire :

« Tu es une insoumise, soumets toi à ton mari et tout rentrera dans l’ordre »…

La chute, le désespoir, l’incompréhension, je me suis mise à me haïr, la vie est devenue un véritable enfer…

J’ai souvenir ensuite, comme si c’était hier, d’avoir été «rossée jusqu’au sang » par cet homme, d’avoir plié le genou devant lui, et entre deux raclées lui avoir demandé pardon… Les coups ont cessé immédiatement (pour ce jour-là) et il a dit avec un radieux sourire

- « Tu vois, ce n’est pas bien difficile, ça y est tu as enfin compris »…

Ah ! si seulement pendant ces années d’horreur j’avais eu à mes côtés, sur mon chemin quelqu’un qui m’avait parlé de délivrance… mais je ne suis pas triste parce que l’Eternel ne m’a jamais abandonnée et, dans mon quotidien, il m’a gardée chaque seconde en vie et a scellé son Amour dans mon cœur à jamais (Romains 8:38 est un cadeau qui irrigue mon cœur)

Puis vint le jour où deux événements successifs ont fait «déborder le vase »…

Le premier fut ce jour où j’ai vu mon mari brandir un long couteau de boucher et me séquestrer toute une journée après avoir tout cassé dans la maison. Le deuxième, il s’en est pris à mon fils. C’était la première fois, mais ce fut la dernière.

Une rage m’a saisie. Quand j’y pense aujourd’hui, j’ai peur et je sais que l’Éternel n’a pas permis à cet esprit de violence, qui était en moi à ce moment là, d’agir et de commettre l’irréparable. Une force m’a saisie et pour la première fois de ma vie, je me suis redressée face à cet homme, je me suis défendue, j’ai défendu mon fils et j’ai crié :

« Si tu le touches encore une fois, je te tue! »

Atterrée de ce que je venais de dire, sachant que quelque chose en moi que je ne maîtrisais pas était là et que j’étais maintenant capable de passer à l’acte, j’ai pris mon fils, ma valise et je suis partie chez ma sœur.

Le divorce a été prononcé. Rares sont ceux et celles dans mon église qui ont continué leur « amitié en Christ »! J’ai dû affronter les évitements, les changements de trottoirs, les serrements de mains à la place de la bise…

Combien de nuits à pleurer dans les bras de Jésus, combien de pages de la bible mouillées.

Partout où je tournais les regards je ne rencontrais que le reflet de qui j’étais :

une paumée, une ratée.

Sauf dans mon travail où j’étais reconnue comme une vraie professionnelle. Et même, on y respectait ma foi.

Puis, par lassitude, j’ai décidé de faire comme je voulais, j’étais libre, et cette fois là, c’est moi qui allait choisir mon nouveau mari! J’étais devenue rebelle et pour le coup insoumise à la parole de Dieu.

J’ai épousé un homme qui dans la foulée a accepté Christ dans sa vie, est passé par les eaux du baptême, nous avons trouvé une église locale qui nous a accueillis les bras ouverts, nous avons acheté une maison, tout semblait rouler…

Enfin la paix, la sérénité.

… en apparence…

Trois enfants sont nés de cette union, j’avais, comme le disait à l’époque le pasteur de notre église, bien réussi.

Puis j’entends parler de la conversion de Michelle, de ses séminaires , instinctivement j’écoute, je sais au fond de moi que c’est vrai, cette histoire de délivrance, c’est encore confus, mais j’accepte de me rendre à différents séminaires…

Ce qui sort de moi est effrayant, vil, diabolique, mais je suis ENFIN LIBÉRÉE, j’ai l’impression d’avoir perdue des kilos entiers de chaînes, de poids, mais le plus frappant, incroyable c’est cette histoire de collyre dont parle la parole de Dieu..

En effet, je connaissais la bible pratiquement sur le bout des doigts puisque un des rares bons côtés de l’église-secte dans laquelle je suis restée était de nous faire lire la bible en un an, chaque année et gare à ceux et celles qui n’obtempéraient pas.

Donc la bible m’était plus que familière et je pouvais en réciter des morceaux entiers comme un automate.

Mais quand j’ai commencé à être délivrée des démons et esprits qui me squattaient, j’ai vite remarqué que la lecture de la bible était devenue différente comme si je découvrais des passages entiers de la parole de Dieu.

Là où j’étais persuadée «qu’il était écrit que… », ben non, il n’était pas du tout écrit cela…

J’en ai passé des heures à relire et à reconstruire la bible dans ma tête, mon âme et mon esprit!! Incroyable!

Mais un nouveau cauchemar m’attend et j’avoue que celui là je ne m’y attendais pas du tout !

Lors d’une soirée prophétique avec le groupe pastoral, je brandis la parole de Dieu, et m’opposant au pasteur qui refusait des évidences de délivrance, je m’écrie:

« Cela suffit pour ma part, j’en ai marre que d’une moitié d’évangile, en sus tordu, je veux toute la Vérité de ce qu’il y a d’écrit dans la bible, tout ou rien ! »

Hé bien, l’Éternel a répondu à mon cri et j’ai été brisée, comme jamais dans ma vie auparavant..

L’Éternel a commencé par mettre la lumière dans ce que j’appelais « mon foyer »



Et l’horreur est apparue,

révélée par mes propres enfants…

Leur père, celui qui faisait parti du cercle pastoral, celui qui était en formation de prêche, celui qui était responsable du cercle des hommes d’affaires du plein Evangile, celui qui était responsable des cours Alpha, celui qui était adjoint au maire dans sa commune (affaire communication et sociale), celui-là même qui priait le dimanche,

avait abusé de ses enfants, tous les trois, durant plusieurs années, la nuit, quand j’étais au travail.

J’avais bien remarqué qu’à l’arrivée de la « délivrance » dans notre foyer, il était devenu réticent, voire carrément fermé au point de ne même plus vouloir que j’emmène les enfants dans des églises à manifestations spirituelles. Lui-même s’était mis en tête de chercher des églises qui refusent l’Esprit Saint, et faisait alliance et amitié avec des opposants à la délivrance.

Mais de là à supposer l’horreur de l’inceste, jamais!

J’ai perdu 20 kilos tant le choc fut rude , je niais l’évidence, et tout en disant aux enfants : « Je vous crois », j’espérais le contraire, et au fond de moi je me disais

« Ce n’est pas vrai ! »

L’enquête de gendarmerie a démarré avec des combats juridiques horribles, je fouillais dans la parole de Dieu, je criais à l’Éternel, je pleurais, je mettais mes interrogations et mes doutes devant l’Éternel et, à chaque fois… une preuve de plus arrivait, accablante, s’accumulant aux autres, ne laissant plus planer le moindre doute…

Le choc le plus dur fut l’examen gynécologique d’un de mes enfants. La preuve écrite vous déchire le ventre, vous fait vomir de la bile. Vous êtes seule chez vous, le facteur sonne, vous tend un recommandé , vous signez, vous vous installez dans la cuisine, vous ouvrez la lettre et vous lisez…

Oui le corps de votre enfant porte des marques, oui c’est écrit….

Vous êtes seule, les larmes coulent en silence, il faut faire vite, les enfants vont rentrer de l’école, ils ne doivent pas voir que vous êtes anéantie, il faut être forte pour eux, moi…

Moi… Je suis morte à cet instant précis, là.

Alors il y a eu ce pasteur qui, à l’époque, nous a ouvert la porte de son église. Je le connaissais depuis si longtemps, lui et son épouse, nous avions traversé bien des souffrances, nous étions amis depuis plus de 20 ans, et cela compte . Nous nous rencontrons, il connaît l’affaire, il ne doute pas un instant de la parole des enfants.

Mais ses propos m’achèvent :

« Si tu étais restée à ta place de femme à la maison, il n’aurait pas dévié et ne se serait pas rabattu sur les enfants »

La coupable, c’était moi !

Entre ce jour où ces paroles sont tombées dans mes oreilles et le jour où l’Eternel m’a mise au large avec mes enfants, dans ma région natale, il y a comme un blanc dans le temps. J’étais vraiment comme morte. Comme si quelqu’un, quelque chose avait coupé la bande « son-images » entre ce moment-là et notre arrivée dans notre petit village. En fait, cela a duré trois mois, entre le moment où j’ai eu la preuve écrite des abus subis par mes enfants, et celui où j’ai pris le large…

Oh non, les « hommes de Dieu » que j’avais rencontrés jusqu’alors ne m’ont pas aidée. Ils m’ont piétinée, ils m’ont achevée ! La femme sanguinolente qu’avaient laissée au sol deux maris pervers, les paroles soit-disant « évangéliques » de ces « hommes de Dieu » ont fini de la lacérer.

Mais Dieu, Lui, ne m’avait pas abandonnée !

Je sais une chose, maintenant:

Quand l’Église, par lâcheté, n’accomplit pas sa mission, Dieu se sert des païens pour sauver ses enfants !

Ce sont les instances juridiques et officielles qui m’ont aidée à me relever, à prendre les décisions qui, seules, pouvaient me libérer de l’horreur, moi et mes enfants. Ainsi, entre autres, cette femme juge qui m’a dit que si je ne quittais pas immédiatement mon mari incestueux, en emmenant mes enfants, je pourrais être poursuivie pour complicité, et emprisonnée !

C’est elle, de fait, qui m’a fait échapper à cet enfer où mon sentiment de culpabilité permanent, toujours ravivé par quelque phrase « religieuse » envoyée sans amour par ceux qui prétendaient être mes frères en Christ, additionné à ma conviction de ne rien valoir et que tout était de ma faute (on me l’avait si souvent répété, dans les églises!), me tenait paralysée, comme un insecte pris dans des toiles d’araignées, les unes après les autres !

Le monde biblique de la délivrance a pris à cet instant tout son sens réel, les liens générationnels, la franc maçonnerie, le monde politique, les démons, les esprits, les chaînes bref, tout ce qu’enseigne par la grâce de Dieu, Michelle et tant d’autres, est conforme à la parole de Dieu, et je peux dire que je l’ai expérimenté.

JE SAVAIS MAINTENANT QUE J’AVAIS ÉTÉ SOUS UNE LOURDE MALÉDICTION, QUI N’AVAIT CESSÉ DE S’ACHARNER CONTRE MOI !

Je sais de quoi je parle. Pour exemple, j’ai vu de mes propres yeux Satan en personne se rire et se moquer de moi alors que j’étais encore avec le père de mes enfants.

Avertie la nuit par l’Esprit Saint, je me suis réveillée en sursaut et j’ai vu la clenche de la porte de la chambre conjugale baissée, la porte s’est ouverte dans un silence oppressant…

Il était là enroulé dans une cape noire, un creux sans fin sous la capuche.Terrorisée, figée, j’ai forcé mes mâchoires à s’ouvrir et j’ai murmuré «Jésus, Jésus ,Jésus…. » et là j’ai vu ce que je n’aurai jamais imaginé voir de mes propres yeux, j’ai vu À TRAVERS LES MURS COMME ON VOIT DANS L’EAU, je l’ai vu partir dans le couloir, mais la terre s’est ouverte, un escalier en colimaçon sans fin est apparu et je l’ai vu descendre, descendre, avec un rire caverneux horrible…

Oui la délivrance est bien réelle, elle n’est pas diabolique bien au contraire. Ce qui est diabolique, c’est de laisser les gens prisonniers de leurs vies sous la malédiction, et dans leurs chaînes.

Aujourd’hui, ma vie n’est pas fichue, ni finie, j’élève avec la grâce de l’Éternel mes enfants, je suis en règle devant Dieu, puisque je ne vis pas avec un homme. Je marche dans la pureté.

Je suis délivrée d’un passé, de liens, de chaînes qui me poussaient à mourir, qui me détruisaient.

Aujourd’hui quand j’annonce la parole de Dieu, j’ai les outils qui vont avec!!



Il ne s’agit plus UNIQUEMENT de prier simplement et de dire « Dieu va agir »!!

Mais il s’agit AUSSI d’être un véritable soldat de la Foi et de combattre avec les brebis, en sachant aussi, quand il s’agit de cas graves, utiliser les autorités civiles et les magistrats, comme la Bible nous y convie (Roms 13)

Je ne laisserai pas, par lâcheté, des femmes vivre ce que j’ai vécu, des enfants vivre ce que les miens ont vécu, en me camouflant comme trop l’ont fait avec moi, derrière des « Dieu va faire ! ». Parce qu’il est aussi écrit: « Tout ce que ta main trouve à faire avec force, fais-le… ». (Ecclésiaste 9:10)

De passive que j’étais, je suis devenue un soldat actif, maniant les armes que l’Éternel m’a données au nom de son fils Jésus Christ de Nazareth!

Si je suis en vie aujourd’hui, si mes enfants aiment l’Éternel, si nous chantons et vivons avec l’Éternel dans nos vies, si Jésus Christ de Nazareth est notre quotidien, notre force, c’est à notre Papa Céleste que je le dois.

À LUI seul la Gloire pour les siècles des siècles, Amen!


Source : http://www.lavoixduberger.org/
Catégorie : Témoignages
Irama , tagnalo , christinaflash , hadi1980 , aiment cet article
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8 Commentaires
je suis san voix. nous ignorons tant de choses mais heureusement que Jésus est vivant!!!!
Posté par dbassiva le 13-04-2010 à 10:00:22
christy
vraiment! ce temoignage est trop triste! c'est pourquoi il est important de se rassurer que l'homme ou la femme avec qui on compte vivre a la crainte de Dieu. Si non qui peut supporter que son mari couche avec les enfants des deux parents? quelle souffrance... Elle a raison de ne plus vouloir se marier. si ce n'est à Christ, cette femme n'aura plus jamais confiance à quelqu'un
Posté par christy le 13-04-2010 à 13:12:54
Oh! Seigneur!
Aie pitié de nous!
Que ta compassion,ta miséricorde,ta bonté et ton secours ne nous fasse jamais défaut!
Posté par espera le 14-04-2010 à 19:10:37
sagesse
Et oui espera, c'est pourquoi les jeunes doivent faire attention des personnes avec qui ils veulent s'y mettre. Ce temoignage est vraiment triste.
Posté par sagesse le 14-04-2010 à 19:59:11
Que DIEU nous donne par sagesse et intelligence de savoir recevoir Sa Parole et La rendre selon Sa volonté. Cela évitera à beaucoup d'être ignorants, pensant qu'ils font Sa volonté.
Chrétiens,enfants de DIEU soyons donc prudents dans toutes nos actions.
Que DIEU NOUS AIDE ET NOUS GUIDE.
LA GLOIRE LUI REVIENNE.
SHALOM!!!
Posté par le 15-04-2010 à 13:13:37
ce temoignage me laisse sans voix. Je dis au Seigneur pr cette grande délivrance de la part de cette femme elle a vécut a une grande souffrance j'aimerai dit ausse a mes frères et soeurs ne nous fions pas la parole de l'homme mai plutôt à la parole de Dieu c'est la meilleure solution que Dieu te bénisse et qu'il veuille sur toi et tes enfants et qu'il te redonne un homme selon son désir car le choix de Dieu est meilleure
Posté par delversion2006 le 07-05-2010 à 18:57:37
Bonjour
Histoire Emouvante et Horrible
Beau Temoignage
Merci Seigneur
Posté par christinaflash le 14-01-2014 à 19:37:48
Merci Seigneur d avoir sauvé Cette maman et ses enfants du mal
AMEN
Posté par christinaflash le 14-01-2014 à 19:39:06
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Séminaire ITONDA V2.0 - Veux-tu te marier? Comment te prépare-tu?

Aléatoires
La famille chrétienne
Enseignements
Comment régler nos conflits de couple 01
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Mon mari a facifié son test de VIH avant notre mariage
Exhortations
La Dépendance au sexe (partie2)
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Testez votre amour
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Forum de Discussions
le fruit défendu (la pomme)
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5 façons de réagir face au silence de son conjoint
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maris battez-vous
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Document sans titre   Adultère    Robes de mariée    Fornication    gay    dot    Mariage    Impudicité    Amour    Homosexualité    impuissant 

 

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