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Catégorie :
Comment pardonner ?
Posté le 18-05-2010 | 2782 lecteurs | 0 commentaires

Comment pardonner ?

Pardonner, c'est, selon le dictionnaire, tenir une offense pour non avenue, renoncer à tirer vengeance. Voici 5 étapes claires qui décrivent la démarche à faire pour pardonner vraiment. Tout le monde peut pardonner, mais le croyant reconnaît qu'il y a deux éléments dans le pardon : une part humaine et un don de Dieu. Il va arriver un moment dans la démarche de pardon, où quels que soient nos efforts humains, le pardon va nous venir de Dieu. C'est particulièrement vrai pour les blessures graves et profondes. On a besoin de Dieu. Dieu est toujours prêt à nous pardonner et toujours prêt à nous donner son amour inconditionnel. La difficulté ne vient pas de Dieu, mais elle vient de notre part, de notre incapacité à nous laisser aimer. Comment va-t-on ouvrir notre cœur pour recevoir le pardon de Dieu ?



* 1ère étape : prendre la bonne décision.



Le pardon ne va pas venir seul. Il faut décider de ne pas prendre le chemin de la vengeance pour régler une situation d'injures, de blessures, de trahison. C'est très important que cette décision soit prise avant que l'offense arrive. Lorsque le mal arrive, si cette décision n'est pas prise, vous allez penser immédiatement à vous venger et vous allez passer à l'acte.

Il est aussi très important d'essayer de faire cesser l'offense. Le pardon est difficile et ne tient pas longtemps tant qu'une personne perpétue son offense sur nous. Il faut décider de discuter avec cette personne pour lui demander de cesser de nous blesser. Cela demande du courage. Souvent certains cachent leur manque de courage derrière la belle façade d'un pardon donné gratuitement. Mais la vérité est que la plupart des gens ne peuvent réellement pardonner dans les conditions d'une offense continuelle. Ils étouffent leurs sentiments parce que ça leur est plus confortable. Faire savoir qu'on est blessé ne veut pas dire se mettre en colère contre l'autre. Jésus-Christ nous montre comment pratiquer la non-violence pour faire face à une injustice qui nous est faite.

* 2ème étape : reconnaître qu'on a été blessé.

Lorsqu'on a souffert d'une injustice, d'une trahison, lorsqu'on a été insulté, on a parfois tendance à vouloir tout d'abord excuser l'autre, à vouloir oublier ou minimiser la faute. Parfois c'est même l'offensé qui se sent coupable (dans les cas d'abus sexuels d'enfants, ce sont les enfants qui se sentent souvent coupables). Il faut redresser cette situation-là et rentrer en contact avec sa blessure intérieure. Ce n'est pas facile. Nous avons des mécanismes de défense qui nous empêchent de vouloir trop souffrir. On a peur aussi de rencontrer notre colère. On fait toutes sortes de manœuvres pour ne pas entrer en contact avec nos émotions. On essaye d'excuser l'autre, on va lui pardonner rapidement, beaucoup trop rapidement. Beaucoup de gens pardonnent trop vite sans respecter ce qui se passe à l'intérieur d'eux-mêmes. Mais s'il n'y a pas une purgation des différentes émotions (douleur, tristesse, colère, frustration), on ne guérira pas. Pardonner demande du courage.

Reconnaître qu'on a été blessé veut aussi dire identifier ce qui a été touché en nous. Ce n'est pas jouer à la victime et se lamenter sur soi-même d'une façon générale. C'est important de savoir exactement ce qu'on a perdu, par rapport à nous et également par rapport à l'autre. Dans tout pardon, il y a un "deuil" à faire par rapport aux attentes que l'on avait vis-à-vis de quelqu'un. Quand on peut ainsi repérer ce qui a été touché en nous (notre honnêteté, notre fidélité, notre compétence...), notre agressivité commence à fondre parce qu'on pensait auparavant que c'était toute notre personnalité qui avait été atteinte.

* 3ème étape : dire sa souffrance.

Il faut extérioriser sa douleur pour pouvoir en faire quelque chose, la gérer, guérir. Ecrire dans un cahier, parler à quelqu'un de confiance nous libère du poids de la blessure. Attention, il ne s'agit pas de parler pour se venger, dire du mal de l'autre. On a décidé de ne pas se venger. Il s'agit de parler de sa souffrance et de décrire des faits, pas d'interpréter des intentions. Il faut aussi trouver une personne assez mûre pour écouter nos doléances sans que cette personne en vienne à mépriser celui qui nous a fait du mal ni qu'elle aille répandre partout la nouvelle. De cette mauvaise tendance et de la mauvaise compréhension du processus de pardon naît notre solitude. Il y a des personnes qui meurent de ne pas pouvoir parler de leur souffrance, ne pas être capables de s'exprimer. Nous les chrétiens, devrions être capables d'offrir cette écoute compatissante aux autres. Parler à quelqu'un permet d'y voir clair en nous et d'identifier ce qui a été touché.

* 4ème étape : recevoir la guérison.

Le pardon total n'est pas possible si notre être intérieur n'a pas été guéri. La plupart du temps parler à quelqu'un permet à la guérison de se faire en nous, avec le temps. Nous avons en nous une capacité intérieure réparatrice.

Pour le croyant, c'est là qu'intervient Dieu. Un ami, un psychothérapeute peuvent nous aider à cheminer vers cette 4ème étape, mais ils ne peuvent nous guérir. Quand la blessure est trop profonde ou très ancienne, le moi intérieur n'a plus la force de réparer les dégâts. Il y a besoin de Dieu. Si vous êtes croyant, si vous croyez à l'Esprit de Jésus, vous allez être capable de demander à l'Esprit-Saint qui est en vous de vous guérir, de vous réunifier, de recoller les morceaux et d'estomper la douleur. C'est là une promesse de Jésus : "L'Esprit du Seigneur l'Eternel est sur moi. Le Seigneur m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux . Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé..." (Evangile de Luc ch.4 v. 16-21).

* 5ème étape : s'ouvrir au pardon.

Une fois la guérison enclenchée, on peut dire : "mon cœur est ouvert pour recevoir le don du pardon". En effet, on ne pardonne pas aux autres, on se laisse prendre par le pardon. Le pardon ne nous appartient pas. Le croire fait naître en nous un sentiment de supériorité. Le pardon n'est pas une vertu morale, c'est une vertu théologale. Cela veut dire que c'est Dieu qui nous l'inspire, c'est Dieu qui en est l'agent et c'est Dieu qui en est l'objet. C'est pour cela que lorsqu'on rentre dans une dynamique de pardon, on met sa volonté dans les premières étapes, mais une fois rendu à cette étape finale, il s'agit de devenir accueillant, réceptif à l'amour de Dieu. Cela veut-il dire que si je ne suis pas chrétien je ne suis pas capable de vrai pardon ? Non. La grâce de Dieu n'est pas limitée au christianisme. La grâce de Dieu vient sur toute personne bonne dont le cœur est ouvert. Ce qui est important, c'est de savoir qu'on ne donne pas le pardon, mais qu'on le reçoit.

Le vrai moteur pour le pardon, c'est de se savoir aimé profondément, inconditionnellement de Dieu. Si vous vous sentez aimé(e) profondément, vous allez être capable de pardonner. Quelqu'un qui ne se sent pas aimé, peut-il aimer pleinement les autres ? Si vous avez l'impression qu'on ne vous a rien pardonné dans votre vie, allez-vous être capable de pardonner à d'autres ? En même temps, il n'y a rien de plus difficile que de recevoir quelque chose d'une manière gratuite. On a toujours l'arrière-pensée qu'il y aura quelque chose à payer. Quand vous entrez dans le monde du pardon, vous entrez dans un monde d'abondance, de générosité, LA générosité gratuite de Dieu. Il n'y a pas de rationalité possible là-dedans.

* après le pardon : que faire de la relation avec l'offenseur ?

On a le choix. Est-ce que je me réconcilie avec la personne ou pas ? Si tu te réconcilies avec la personne, la relation ne peut plus revenir comme avant. Lorsqu'il y a eu une blessure entre deux personnes, le seul chemin positif, c'est l'approfondissement de l'amour entre ces deux personnes, décidé d'un commun accord. Quand on peut souffrir ensemble et accepter cette souffrance-là, il y a une sorte d'approfondissement. Un amour qui n'a pas souffert est un amour qui manque de profondeur. On le voit chez les couples. Toutefois, dans certaines situations, il est mieux qu'il n'y ait pas de réconciliation physique, si la personne n'a pas changé par exemple, si elle peut nous agresser, nous faire du mal.


Source : http://www.atoi2voir.com
Catégorie :
sémak15 , dolo55 , aiment cet article
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